Ce roadbook, on le doit à Diego, qui vit à San Diego et, après 6 mois de permis, nous a déjà emmené en roadtrip aux Açores, où encore sur 3000 km en Bulgarie avant de partir faire ses études aux États-Unis où il ne résiste pas à entreprendre quelques voyages par la route pendant ses vacances. Et là, il nous gâte !

ÇA COMMENCE FORT

Au départ de San Diego, et pour se mettre dans l’ambiance, une visite culturelle s’impose : Direction le « San Diego Automotive Museum ».

Le musée abrité dans un bâtiment de 1935, mérite à lui seul un reportage, nous y reviendrons donc dans le détail pour une visite guidée. Parmi les 80 autos / motos, le clou de la collection est une Cadillac de 1947 qui fit le trajet de l’Alaska à Mexico city d’une traite… un roadtrip historique.

A bord de notre Mustang de 1996, on prend l’autoroute (une fois n’est pas coutume et c’est parce qu’il n’y a pas de péages), le trajet à venir totalisant plus de deux mille kilomètres, ce trajet de liaison est agrémenté de paysages qui n’ont rien d’ennuyeux. Pays de tous les contrastes, la « highway » ne désigne pas une autoroute mais une route principale, comme une artère urbaine ou une voie rapide ; elle peut donc être à 6 voies mais aussi à 1 voie.

Direction Nord par la highway 15 vers Escandido puis San Bernardino, puis la 215 et enfin la 40 pour sortir à Newberry Spring (3h de route depuis le départ).

BAR BAGDAD CAFÉ, LE CINÉMA SUR LA 66

On est sur la mythique route 66, la route la plus connue au monde ; longue de 4 000 km, elle part de Chicago pour terminer sa course à Los Angeles. Le décor est désertique et l’ambiance digne d’un western, avec ses buissons secs tourbillonnant dans le sable.

Sur cette portion déclassée, l’asphalte est lézardé par la chaleur et donne une impression de sécheresse qui vous prend à la gorge.

Cela tombe bien, un panneau indique un motel sur la route et quelques centaines de mètres plus loin on arrive au Bagdad Café, immédiatement reconnaissable par la caravane Airstream qui longe l’établissement.

Le sable, la chaleur, aucune âme qui vive à des kilomètres à la ronde, vous êtes ici quelque part dans le désert du Mojave, le décor qui a inspiré le film éponyme et sa fameuse chanson « Calling you ». Les « bikers » qui font la 66 ne manquent pas cette étape et le parking est souvent encombré de Harley Davidson.

Continuons encore quelques kilomètres sur cette portion avant de reprendre l’autoroute 40 vers Goffs, le long du désert du Mojave puis Las Vegas en continuant sur la 95 en direction de la « Vallée de la mort ».

Vous pouvez y faire une halte pour la nuit, c’est là que la magie opère, l’ambiance électrique de la frénésie du jeu est adoucie par le prix des chambres très compétitif pour attirer les joueurs. Une promenade sur le « strip » (à pied ou en voiture) avec pour point d’orgue, le spectacle des fontaines musicales du « Bellagio » qui est à lui seul un détour incontournable.

Comme à San Diego vous y croiserez de nombreuses voitures anciennes.

LA « DEATH VALLEY »

Prudence, en sortant de la ville qui ne dort jamais, la féerie des paysages n’en cache pas moins les dangers de ces contrées.

Le trajet qui y mène est fait de grandes lignes droites désertiques, une ambiance envoûtante qui demande de la concentration pour ne pas succomber à l’endormissement bercé que vous êtes par les cahots de la route. Il faut songer à prendre de l’essence dès que cela est possible tant les stations-services sont éparses et inexistantes dans les parcs nationaux.

Pour repartir de la vallée de la mort, pas d’autre alternative que de reprendre la route en sens inverse direction Las Vegas, par la 95, puis l’on contournera la ville du jeu par le nord sur la Bruce Woodbery Belt Way, qui rattrape la 15 en direction de la Vallée de Feu.

(Prendre sortie 75 direction Valley of Fire hwy).

Des étendues jaunes sablonneuses on passe progressivement à une terre plus verdoyante et vallonnée. Au loin les montagnes de rocs comme objectif de cette route rectiligne semblent indiquer les portes de l’enfer.

Ici le décor change subitement, le trajet traverse des vallons sinueux, pour arriver à l’entrée du parc National point d’arrivée de notre roadtrip 1ère partie, qui vous fait découvrir la route comme au cinéma avec votre pare-brise comme écran de cinéma.

Longueur

3/4
À faire sur plusieurs jours, en plusieurs fois ou en partie, prévoir 5 jours minimum pour les 2 parties du voyage de deux mille kilomètres
Qualité du revêtement

4/4
Très bien même si la route est marbrée par endroits elle reste très praticable surtout avec le confort et les amortisseurs des voitures américaines modernes.
Dans les parc Nationaux le revêtement est souvent refait.
Panorama

4/4

Tellement varié que l’on est transporté de l’enfer au paradis, en passant par toutes les palettes de couleurs qui feront pétiller vos yeux.
Difficulté

2/4
La route en elle-même ne présente pas de difficulté, c’est le danger qui guette…
Soyez prévoyant et vigilant : prenez des réserves d’eau, un peu de nourriture, un kit de secours, ne négligez pas les contrôles mécaniques et faites le plein d’essence sans rentrer dans la réserve. Prévoir une carte papier tant les zones non couvertes sont nombreuses et votre GPS en panique.
Budget

3/4
Le trajet aller-retour en avion est un budget mais une fois sur place il y en a pour toutes les bourses, aux US restauration et hôtellerie sont à portée de toutes les bourses en fonction de leur standard.

ALEXANDRE PIERQUET

Alexandre est un passionné de véhicules anciens et des belles routes de notre chère France. Il est auteur de plusieurs livres qui vous aideront à les découvrir : le Guide de Voyages en Voiture de Collection et les Belles Routes de France.

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