• « Allo, j’ai trouvé une route pour toi … »

Ces derniers temps mon téléphone n’a pas arrêté de sonner.

Merci à vous les rouleurs, merci aux lecteurs assidus de News d’Anciennes qui s’impliquent et veulent partager notre passion de la route.

Cette semaine c’est avec mon fils Roman que le tracé a été réalisé, à force de me côtoyer il a chopé le virus (Je vous rassure, il n’y a pas de vaccin ni d’antidote et c’est tant mieux).

Nous partons pour les routes de Provence, une région que j’affectionne en hiver pour son ambiance très particulière de Noël Provençal.

Le temps y est encore doux, les routes sont désertes et la population est d’autant plus authentique sans ses hordes de touristes.

En Provence, les festivités débutent dès le 4 Décembre à la Sainte Barbe pour se terminer à la Chandeleur le 2 février. Passer un Noël en Provence, c’est l’occasion de toucher du doigt l’authenticité du terroir provençal et ses rituels ancestraux.

Nous effectuons notre départ de Gordes, un village perché du Lubéron dominant la plaine et qui, mérite de faire partie du club très fermé des « Plus beaux villages de France ».

Nous sommes donc au cœur des Monts de Vaucluse et du Parc Naturel du Luberon.

Avant de partir, je vous recommande la terrasse du café le « Cercle Républicain » embrassant la région depuis son balcon suspendu.

En quittant le centre du village et son château, la route sinueuse n’a pour horizon que ses murs de pierres sèches qui bordent les routes et protègent les maisons du mistral. Quelques bories jalonnent la route, ces petites huttes rondes en pierres sèches typiques de la région.

Direction l’Isle sur la Sorgue, par la D901, le village des antiquaires, qui mérite une halte si vous voulez voir quelques curiosités.

Surnommée « la Venise Comtadine », il n’y a qu’à longer sa rivière pour en savourer le délice.

Puis c’est Pernes les Fontaines, par la D31, le village aux quarante Fontaines répondant aussi à la douce appellation de « Perle du Comtat ».

Puis c’est Pernes les Fontaines, par la D31, le village aux quarante Fontaines répondant aussi à la douce appellation de « Perle du Comtat ».

Direction Carpentras où une visite de l’atelier « Ventoux Moteurs engineering », spécialiste Bugatti, s’impose, mais on y trouve aussi des Delage, des Hispano-Suiza, des Panhard… les patrons Laurent et Raphaël Rondoni sont connus dans toute la France par les collectionneurs d’ancêtres.

Capitale du Comtat Venaissin, Carpentras se découvre au hasard d’une promenade dans son centre-ville et ses ruelles au gré des fontaines et façades colorées. La ville est particulièrement réputée pour son terroir, le marché hebdomadaire est une véritable tradition qui remonte à l’origine de la ville et qui est classé Marché d’exception pour son ambiance et la qualité des produits. Les producteurs locaux proposent sur leurs étals leurs productions : fraises, melons, truffes, berlingots, fruits confits… Le vignoble de Carpentras est également renommé notamment avec le vin AOC Côtes du Ventoux.

Puis cap sur Beaumes de Venise sur la D938 au pied des dentelles de Montmirail, qui lui servent de rempart naturel contre le mistral.

Le village y doit son nom aux nombreuses grottes creusées dans la colline des Courens à laquelle il est adossé.

Occupé depuis l’Antiquité, le village est surmonté par les ruines d’un château du XIIe siècle. Notre Dame d’Aubune à Beaumes de Venise, joyau de l’art roman, est l’un de ses prestigieux témoignages du passé.

Connu pour son Beaumes de Venise, au coeur de l’itinéraire turquoise des Côtes du Rhône, nous entrons là dans une région de dégustation viticole.

Plus loin nous arrivons à Malaucène, blottie à l’intérieur de ses remparts, la capitale du Ventoux, prend forme autour de son ancien fort qui se situe sur le point culminant du village.  La vieille ville est en partie entourée d’immenses platanes plusieurs fois centenaires et n’a conservé de son enceinte fortifiée que quelques portes dont la porte Soubeyran, faisant jadis office de gibet pour la pendaison publique des criminels.

A quelques encablures, Mirabel-aux-Baronnies, ce charmant petit village proche des monts Baronnies  qui offre des paysages spectaculaires.

Une partie de la Provence qui rappelle par bien des points la Toscane.

Puis la route vous mène à Vaison La romaine, situé sur les rives de l’Ouvèze, entre les collines.

Le pont romain qui enjambe la rivière, relie la ville médiévale, construite sur son éperon rocheux, à la ville basse qui s’étire à ses pieds.  Sur la rive gauche, la ville médiévale, appelée « haute ville », est surmontée par les ruines d’un château féodal du XIIe siècle. Du haut de son parvis, le panorama vous récompensera des efforts consentis pour l’ascension. 

Une promenade dans ses étroites et tortueuses calades est un enchantement. Vous y admirerez les doubles fortifications, le beffroi, l’église cathédrale, les portes anciennes richement ouvragées, les petites places ornées de fraiches fontaines et les demeures bâties à flanc de falaise.   Sur la rive droite de l’Ouvèze s’étend la ville basse, découverte au début du XXe siècle. La ville romaine a été dégagée sur une superficie de 15 ha, dévoilant une des cités les plus prospères de la Narbonnaise, capitale des Voconces. En plein centre-ville, les sites antiques de Puymin et la Villasse cotoient les places, les cafés, les restaurants et les habitations, et forment encore aujourd’hui le plus grand site archéologique en France sans compter son Théâtre antique abritant de prestigieuses manifestations culturelles.

Nous sommes toujours sur la D938, qui nous mènes à Nyons et qui nous fait passer du Vaucluse à la Drôme Provençale.

Surnommé depuis longtemps « Le Petit Nice » et célèbre pour son oliveraie classée aux sites remarquables du goût, Nyons bénéficie d’un taux d’ensoleillement qui rend les hivers doux dans la tradition du pur caractère méditerranéen de la cité … Un micro-climat qui a valu à Nyons d’obtenir la première AOC pour les olives et l’huile d’olive en France.  

La production de vins n’est pas en reste puisqu’elle est rattachée à l’appellation Côtes du Rhône.

La ville possède également un patrimoine monumental comptant des bâtiments classés ou inscrits aux monuments historiques. Ce riche patrimoine historique et naturel lui permet d’accéder en 2008 à l’appellation « Plus Beaux Détours de France ».

La Provence est une source d’inspiration extraordinaire pour rouler et pourquoi pas organiser un rallye touristique en voiture de collection

(ce sera bientôt le cas…).

Après 65 kilomètres, nous arrivons à la fin de la première partie de ses belles routes de Provence, à découvrir hors saison.

Points d’intérêts : Château le Barroux (très beau de la route) et les petits villages du Ventoux pour finir dans les oliveraies de Nyons et au pont Roman de Nyon MAGNIFIQUE.

Note de l’auteur : Cet article et d’autres à venir est un petit coup de klaxon et un appel de phares aux lecteurs qui suivent mes roabooks.

Vous avez-vous aussi une route que vous souhaiteriez faire partager ?

contact@bedandhistoricmotors.com

Alexandre Pierquet auteur de guides de voyages par la route

L’auteur : Alexandre Pierquet Collectionneur de voitures anciennes et auteur de guides de voyages, pratique l’aventure de la route depuis plus de 40 ans. Journaliste il écrit régulièrement pour News d’Anciennes et intervient comme chroniqueur à la radio.
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Pour voyager en voiture ancienne : www.bedandhistoricmotors.comGuide de voyages en voiture de collection – 5e édition 2020-21